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Textes de Christophe-Emmanuel DEL DEBBI
J'avais été convié à venir à Villiers-le-Bel le 15 juin 2006.
J'avais pris ma voiture pour y aller.
J'avais trouvé difficilement l'endroit que je ne connaissais pas du tout.
J'avais trouvé le quartier sans âme, alors que la nuit tombait.
J'avais laissé ma voiture et m'était dépêché, car j'étais en retard.
J'avais assisté à la projection de courts-métrages réalisés par les jeunes collégiens du quartier des Carreaux.
J'avais découvert le quartier filmé par les jeunes eux-mêmes, c'était très intéressant.
J'avais trouvé les jeunes collégiens très motivés pour aller à la rencontre des habitants et commerçant.
J'avais appris plein de choses sur l'histoire du quartier racontée par les anciens, qui étaient interviewés par ces jeunes.
J'avais été impressionné pendant le débat qui suivait la projection par l'implication des habitants du quartier, enfants, adolescents, parents, responsables associatifs et culturels.
J'avais trouvé que cette projection changeait d'un traditionnel spectacle de fin d'année.
J'avais un peu parlé avec des gens de mon film Banlieues sous le feu des médias, qui ne durait alors que 30 minutes.
J'avais écouté mon copain Salvo, qui m'avait dit que son travail de réalisateur avec les jeunes avait été passionnant, mais qu'on avait quand même voulu lui piquer sa moto.
J'avais repris ma voiture.
J'avais eu une appréhension en me faisant doubler à toute allure par des jeunes à un rond-point près du centre ville.
J'avais pensé que ce serait vachement intéressant de continuer à faire des films avec ces jeunes.
J'avais pensé que c'était super loin de Paris, Villiers-le-Bel.
J'avais dit que j'y retournerai, à Villiers-le-Bel.
Christophe-Emmanuel Del Debbio
27 novembre 2007
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